L'hypothèse la plus
fréquemment avancée est celle qui repose sur l'emploi de rampes
en brique crue, technique utilisée à toutes les époques de l'histoire
égyptienne. Parmi tous les types de rampes proposées, seule la rampe
hélicoïdale semble satisfaisante. Elle repose sur l'idée d'une chaussée
grimpant en colimaçon autour de l'édifice, surélevée en même temps que le
monument lui-même.
Technique de la rampe hélicoïdale
Ce procédé permet de gérer aisément le ravalement du monument, problème non
résolu dans les autres propositions. dans le cas présent, une fois les derniers
blocs posés au sommet, la pyramide se trouve prise dans une grosse masse de
terre qu'il faut dégager. Le démontage de l'échafaudage s'effectue dans le sens
inverse de la pose, soit du haut vers le bas. Ainsi, au fur et à mesure que
l'on débarrasse les blocs de leur gangue de terre, on peut, sans grande difficulté,
procéder à leur ravalement. Cependant, cette rampe enveloppante reste assez peu
commode car, si elle est trop étroite, elle ne laisse pas une marge de
manoeuvre très importante aux ouvriers, en particulier aux angles du bâtiment.
Si l'on veut éviter ce problème de gêne et d'insécurité pour les travailleurs,
on évalue à 14 m la largeur utile de la chaussée, ce qui représente un travail
supplémentaire assez considérable : chez Khéops, le volume de
brique crue nécessaire pour construire cette rampe serait de 396 881 m3 !
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